Un colloque pour rompre avec la pensée convenue : critiques du droit international des droits de l’homme

LES CRITIQUES DU DROIT INTERNATIONAL DES DROITS DE L’HOMME.

Troisième colloque annuel de l’Institut international des droits de l’homme 

[ Je ne saurais trop vous recommander ce colloque où vous pourrez profiter, en plus d’une expertise de très haut vol, d’un alliage trop rare à l’université et dans la doctrine juridique de nos jours : liberté de la pensée, franchise de l’expression, réalité du débat, internationalité vraie des échanges ; le tout dans une ambiance de « famille de pensée » pour qui sont précieuses la diversité des points de vue et la confrontation des opinions, en tant qu’éléments constitutifs de la vie et de la vitalité des idées. Et ce ne sont pas des paroles en l’air… JFAK]

Fiche technique CERIC1

  • Date : 12 et 13 juin 2014.
  • Lieu : Université Aix-Marseille, Faculté de Droit.
  • Sous la Direction de : Ludovic Hennebel et Hélène Tigroudja.
  • Institutions partenaires : Institut international des droits de l’homme (IIDH) ; Centre d’Etudes et de Recherche Internationales et Communautaires (CERIC) ; Centre de Philosophie du droit ; UMR 7318 – Droit international, comparé et européen.
  • Langues de travail : français et anglais.
  • Programme du colloque (à télécharger) : ColloqueLesCritiquesDuDIDH-programme
  • Inscription : Inscription obligatoire – Date limite : 2 juin 2014 – à l’une des adresses suivantes : (mel) inscription.colloque.ceric@gmail.com (par la poste) CERIC – Espace René Cassin – 3, avenue Robert Schuman, 13628 Aix-en-Provence Cedex 1 – (par fax) + 33 (0)4.86.91.42.50.

Projet scientifique (par les organisateurs)

Plus de soixante ans après les premiers textes internationaux adoptés en matière de protection des droits de l’homme et alors qu’aujourd’hui, les instruments se sont démultipliés et les procédures internationales se sont étoffées, il est fondamental de lancer une réflexion critique sur cette branche du droit international public née après 1945. La raison en est que pourtant parvenu à maturité, le droit international des droits de l’homme semble également – et paradoxalement – fragile car remis en cause par les Etats notamment ces dernières années, y compris des Etats ayant une longue tradition démocratique et de respect des libertés.

CERICLa manifestation scientifique entend donc porter un regard sans complaisance mais également constructif sur ce que sont devenus les mécanismes régionaux (européen, interaméricain, africain) et universel de protection des droits, en mêlant à la fois des analyses critiques théoriques, une critique du point de vue de l’énonciation et de l’élaboration de la règle internationale – parfois surabondante – et une critique plus institutionnelle, les instruments florissant dans un système international dont il n’est pas toujours aisé d’établir la cohérence. Le programme est construit sur cette triple dimension de l’analyse critique : les critiques théoriques ; les critiques normatives et les critiques institutionnelles. Les critiques théoriques (premier atelier) seront concentrées sur les critiques contemporaines adressées au droit international des droits de l’homme tel que construit à partir de 1945 : la critique issue des théories féministes par exemple sera étudiée, de même que celle adressée aux prétentions à l’universalité des droits de l’homme, sources d’impérialisme et de domination au cours de l’histoire. Les critiques normatives entreront davantage dans l’analyse du droit positif : les intervenants seront invités à discuter de « l’inflation normative » à laquelle n’échappe pas le droit international des droits de l’homme ou à la montée en puissance du juge international qui, par ses méthodes d’interprétation, crée plus qu’il n’applique les normes en la matière. Quant aux critiques institutionnelles, elles seront articulées autour d’une question essentielle pour la société internationale : celle de l’existence et de l’identification d’un système international des droits de l’homme qui serait cohérent, homogène malgré ce qui semble être des mécanismes et ensembles hétérogènes, sans liens institutionnels entre eux.

L’ambition scientifique du programme est donc vaste : elle ne vise pas simplement à analyser l’état du droit positif mais à interroger la logique même – si elle existe et elle peut être établie – de cet ensemble de textes, de mécanismes, d’organes de toute nature et ayant des compétences variées, que les Etats et les Organisations internationales établissent depuis 1945, sans que cela ne soit toujours efficace et ne remplisse des objectifs clairement articulés et identifiables.

 

 

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