Recherche pluridisciplinaire sur la coercition et le travail

imageTravailForcéTRAVAIL LIBRE / TRAVAIL FORCÉ : CONTRAINTES LOCALES ET DYNAMIQUES GLOBALES. AFRIQUE, EUROPE, ASIE, DU XVe SIÈCLE À NOS JOURS.

  • Programme du PRES héSam (pôle de recherche et d’enseignement supérieur Hautes Etudes Sorbonne Arts et Métiers).
  • Programme coordonné par Jean-François Akandji-Kombé, Professeur à l’Ecole de Droit de la Sorbonne, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et Alessandro Stanziani, Directeur d’études EHESS et Directeur de recherches CNRS.

Objet de la recherche

Ce projet se propose de rendre compte des relations entre coercition et travail sur la longue durée, du XVe siècle jusqu’à nos jours, sur des espaces multiples et hiérarchisés en Afrique, en Asie et en Europe. Nous avançons des analyses novatrices de la tension entre travail libre et travail forcé et qui relient recherche, formation et dialogue avec les institutions nationales et internationales en charge de ces problématiques. Notre projet instaure un dialogue intense entre les spécialistes de ces régions, historiens, anthropologues, juristes, économistes, sociologues, démographes et membres des organisations internationales et des ONG en vue d’avancer une compréhension de ce phénomène et de suggérer des politiques appropriées.

La première hypothèse qui fédère notre groupe est que les définitions et les pratiques des formes du travail dit « libre » et du travail dit « forcé » prennent appui les unes sur les autres dans le temps et l’espace. Les dynamiques du travail en Afrique ne peuvent pas se comprendre hors de leurs interactions avec les mondes de l’Océan Indien, d’Asie et d’Europe. C’est là une nouveauté radicale par rapport aux approches dominantes en histoire, droit, anthropologie, économie et sociologie du travail, où le dialogue fait souvent défaut entre les spécialistes de l’Europe et du salariat, de même qu’entre les spécialistes du travail forcé et du travail non-capitaliste dans des aires non-européennes en particulier.

En même temps, et c’est là la deuxième hypothèse à l’origine de notre démarche, nous tenons compte à la fois des approches des économies-mondes (Braudel, Wallerstein) et des spécificités de chaque aire culturelle. Nous considérons que les dimensions locales, les valeurs et significations des aires ne s’estompent pas nécessairement dans une dimension globale. Plutôt que de tracer l’histoire à rebours de la globalisation, nous mettrons en évidence les interactions complexes entre plusieurs échelles, non seulement dans le passé, mais aussi de nos jours.

Axes de recherche

  • Définitions : La limite incertaine entre travail « libre » et travail « forcé » entre savoirs locaux et circulations globales.
  • Traite, migrations et mobilité du travail.
  • Travail, capital et genre.
  • Origines et formes de la contrainte : dette, guerre, marchés.
  • Institutions, résistance et « prise de parole ».

Participants à la recherche

Les chercheurs, laboratoires et institutions partenaires présentent des compétences à la fois spécifiques et complémentaires. Par domaines et disciplines tout d’abord : histoire, sociologie, anthropologie, économie, droit, démographie ; par aires d’intérêt ensuite : Afrique, Europe, Asie, chaque aire culturelle étant préservée dans sa spécificité mais étant en même temps ouverte au dialogue et à l’interaction avec d’autres aires ; par approches enfin, interdisciplinaires mais avec une discipline majeure bien identifiée, suivant l’objet d’analyse.

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