Centrafrique : Un livre à paraître…

« Prêtre paysan, fils de païen polygame. Mgr Joseph-Marie NGOUI AKANDJI : histoire d’une vocation (1956-2016) » Par Thibault Sylver KO-BATOKA . Edité par Jean-François AKANJI-KOMBÉ. « Quatrième prêtre Oubanguien, actuellement Doyen des prêtres d’Afrique centrale en exercice, Monseigneur Joseph Marie NGOUI AKANDJI, plus connu comme « l’Abbé NGOUI » ou « le Père NGOUI », du haut de ses presque 60 ans de sacerdoce (qu’il célèbrera le 7 octobre 2016), se retourne … Continuer de lire Centrafrique : Un livre à paraître…

Le 7 octobre 2016, Monseigneur Joseph-Marie NGOUI-AKANDJI fêtera ses 60 ans de vie sacerdotale…

Quatrième prêtre oubanguien (Après Barthélémy Boganda(1938), Albert Lingo (1950) et Théodore Dobozendi (1955)),  ordonné le 7 octobre 1956 en la Cathédrale Ste Anne de Brazzaville, actuellement Doyen des prêtres d’Afrique centrale en exercice, Monseigneur Joseph-Marie NGOUI-AKANDJI totalisera soixante (60) ans de vie sacerdotale le 07 octobre 2016. Accompagnons le Vieux de notre chaleur fraternelle et filiale, ainsi que de nos prières. Continuer de lire Le 7 octobre 2016, Monseigneur Joseph-Marie NGOUI-AKANDJI fêtera ses 60 ans de vie sacerdotale…

Lettre ouverte à M. FAT : M. Le Président, libérez notre territoire, que j’aille jusqu’à mon père…

  Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef des Armées, Garant de l’intégrité de mon pays, Responsable in fine des forces de sécurité, Premier Magistrat de Centrafrique, Vous m’avez fait l’honneur républicain de me recevoir en audience il y a peu. Mais permettez que je me représente. Plus précisément que je vous présente ici l’essentiel de moi : Jean-François Akandji-Kombé. Non pas celui … Continuer de lire Lettre ouverte à M. FAT : M. Le Président, libérez notre territoire, que j’aille jusqu’à mon père…

Traduction espagnole et publication vénézuélienne de : « Nos sauveurs étaient aussi notre malheur »

Vinieron a salvarnos/ Venceremos. República Centroafricana Texte de Jean-François Akandji-Kombé,  publié initialement sous le titre « Nos sauveurs étaient aussi notre malheur », traduit et publié en espagnol (castellano) par Mme Ana Cristina Bracho, Avocate, Venezuela. ♣♣♣♣♣♣♣♣♣♣ Avant propos de Anna Cristina Bracho Pese a la retórica, Africa sigue quedando muy lejos. Este Continente hermano, tan nuestro como la piel que nos cubre sigue ocupando un rol secundario … Continuer de lire Traduction espagnole et publication vénézuélienne de : « Nos sauveurs étaient aussi notre malheur »

Centrafrique : Nos sauveurs étaient aussi notre malheur ! (à la mémoire des assassinés de Boali)

On nous a dit Qu’ils étaient venus nous sauver Au lieu de quoi Ils ont pactisé avec nos assassins Communauté de pratiques assassines Jusqu’à épouser leurs crimes Fosses communes habitées des crânes des nôtres   Corps de nos enfants désarticulés par le viol Sexes de nos femmes offerts à des bêtes Trésors de notre terre volées Notre dignité foulée Notre humanité souillée  Sourire repu à leurs … Continuer de lire Centrafrique : Nos sauveurs étaient aussi notre malheur ! (à la mémoire des assassinés de Boali)

Rencontres : Kianoush Ramezani, la liberté en dessinant…

RENCONTRES C’est d’abord une histoire de rencontres : un certain après-midi, quelque part autour du Panthéon; un double expresso pour fouetter le cerveau, car les sujets du direct du jour (Africa24) viennent de tomber; un visage connu de Normandie qui se profile; des souvenirs communs réveillés : université, mémorial de la paix, institut des droits de l’homme et de la paix; esquisses de projets possiblement … Continuer de lire Rencontres : Kianoush Ramezani, la liberté en dessinant…

Sombre, sombre, tombe…

Ce pourrait être l’histoire du manguier. Que de fois vécue, éprouvée avec la régularité du destin Des fruits qui tombent, par grappes Les plus mûrs, pour céder la place, naturellement Les plus mûrs, pour nourrir la vie, heureusement Les plus mûrs, pour continuer à vivre, autrement Mais pourquoi fallait-il que le jaune tachetant le sol soit parsemé de vert ? L’orage s’était levé, affamé en diable, tempétueux de vide … Continuer de lire Sombre, sombre, tombe…

Considérable ! Tout peuple est considérable… [par Akendengué]

[ ÉCLAIREUR DE CONSCIENCES. Akendengué fait partie des grands maîtres de la musique africaine contemporaine, et cela depuis bientôt quatre décennies. C’est au Gabon que Pierre Akendengue est né et qu’il a été initié aux musiques et aux fêtes des villages, aux sons de la forêt, qui depuis ont marqué son itinéraire musical. Mais c’est en France, à la fin des années 60, qu’il professionnalise ce … Continuer de lire Considérable ! Tout peuple est considérable… [par Akendengué]

Aussi Mbala soit-il [Fantasmagories n° 6]

[ AVERTISSEMENT. « Mbala », ainsi est nommé l’éléphant dans ma langue maternelle, langue de Centrafrique. À ne pas confondre avec le nom de scène d’un certain humoriste français d’origine camerounaise. L’idée m’est venue un instant de changer ce nom pour l’histoire qui suit. Mais c’eût été insulter la Majesté des forêts équatoriales que de la débaptiser ainsi pour de troubles affaires futiles. C’eût été aussi modifier … Continuer de lire Aussi Mbala soit-il [Fantasmagories n° 6]

Pfuit(e) [Fantasmagories n° 5]

Visiter le creux d’une vague. Voir s’il est. Froideur abyssale d’une tombe, Chaleur tournante d’un ventre de mère, Tiédeur au repos d’un creuset de lit, corps qui usent au fil du temps, Cirque d’extases infernales d’amants avant repos. Visiter ? Trop tard. Trop vite. Fini. Je reviendrai. La vague aussi. JFAK Continuer de lire Pfuit(e) [Fantasmagories n° 5]

Superflu [Fantasmagories n° 4]

Il est des soirs comme des crépuscules. La mort rode, repartira bredouille, avec les restes du festin. Le poil a décidé, se hérisser est son intention, se torturer sous la peau son destin, provisoire dites-vous ? Et sous les chaumières on parle insignifiance, qui a nom élections. Pauvres (h)ères : il faut en parler mais point le dire ; est plus fort le cri des entrailles, de déchirures … Continuer de lire Superflu [Fantasmagories n° 4]

O(de) Bouteille [Fantasmagories n° 3]

Ce devait être un matin.Pour elle, c’était un matin informe. Vide de temps comme d’autres matins. Un réveil expérimenté déjà maintes fois. Où elle quitte les morsures froides de la nuit d’hiver. Pour souffrir l’éblouissement de rayons trop tôt levés. Où elle sent en son ventre la chaleur tournoyer. Quand glisse la fraicheur du matin sur sa peau. Quel espoir ? Etre là encore demain. Pour cela … Continuer de lire O(de) Bouteille [Fantasmagories n° 3]

Idiotie [Fantasmagories n° 2]

I.D.I.O.T. « Idiot, n’as tu pas vu que le jour s’était levé ? » Celui qui était ainsi apostrophé en était resté effaré. Non qu’il n’eut jamais essuyé d’insulte. C’était son lot. Il y était habitué. Il eut même frisé le désespoir si les autres, brusquement, avaient cessé de l’en abreuver. Mais qu’on lui parlât de jour, voilà qui, chez lui, ne pouvait qu’être source d’effarement ! Qu’était ce … Continuer de lire Idiotie [Fantasmagories n° 2]

« Jamais Kolonga » : Histoire d’un mythe dansant

« Jamais Kolonga » est un titre du groupe African Jazz du Grand Kallé, symbolique des années d’indépendance et, depuis, un classique de la rumba congolaise et de la musique africaine, repris par toutes les grandes figures musicales de la RDC, et qui a, vous vous en doutez, fait onduler les bassins de plusieurs générations. Pas étonnant. Ecoutez donc… Hé bien, voici l’histoire de la naissance du … Continuer de lire « Jamais Kolonga » : Histoire d’un mythe dansant

Ramud [Fantasmagories n° 1]

AVERTISSEMENT De temps en temps, sous prétexte de fantasmagories, il vous sera servi des histoires sans queue ni tête. Mon imagination en sera la seule responsable (on se repose l’esprit comme on peut, n’est-ce pas ?). Les bons jours cela prendra l’allure d’un (mauvais) conte au clair de lune… Lecteur raisonnable, passe ton chemin… Sinon, tant pis pour toi, écoutes… … Première fantasmagorie : RAMUD  … Continuer de lire Ramud [Fantasmagories n° 1]

Père

Mon père est mort en ce mois de janvier 2014 Janvier Kombé-Akandji s’en est allé J’étais loin, moi, son fils aîné. En Europe. Sa fille et son second fils étaient plus près, à Bangui, à 500 kilomètres de là. Son grand-frère aussi, Monseigneur Ngoui-Akandji, de qui il a été inséparable pendant plus de 50 ans. De même que ses petits-enfants, sa famille. Géographiquement proche ou loin, … Continuer de lire Père